À la pointe sud de Lanzarote, au-delà de Playa Blanca, la côte se découpe en une suite de criques de sable clair nichées entre des collines ocre. Ce sont les plages de Papagayo, situées dans le Monument naturel de Los Ajaches, un espace protégé. Ce statut explique presque tout : ni promenade, ni transats, ni constructions. Une piste de terre, des pentes nues et un Atlantique d’une couleur qui semble étrangère à l’île.

L’essentiel

  • Où : à la pointe sud de l’île, après Playa Blanca, dans le monument naturel de Los Ajaches, un espace protégé.
  • Y aller : une piste de terre de cinq ou six kilomètres depuis Playa Blanca, accès payant pour les véhicules des non-résidents ; ou en bateau depuis Playa Blanca.
  • Les criques : Playa Mujeres, Playa de Papagayo et Caleta del Congrio.
  • Aucun service : ni surveillance permanente, ni ombre, ni eau potable, ni toilettes.
  • Quand : tôt le matin ; meilleure saison, d’octobre à mai.

Comment y aller

Depuis Playa Blanca, une piste de terre de cinq à six kilomètres mène aux parkings des criques. On la parcourt en voiture sans se presser — son état varie selon les pluies et le passage —, à vélo ou à pied.

À l’entrée de l’espace naturel, l’accès est payant pour les véhicules des non-résidents ; renseignez-vous avant de partir (informations d’octobre 2026).

L’autre façon d’arriver est la mer : des bateaux partent de Playa Blanca et mouillent devant les criques. On les découvre ainsi sans poussière, mais on perd le plaisir de l’arrivée.

Les criques

D’ouest en est, les plus connues sont Playa Mujeres, la plus large et la plus ouverte ; Playa de Papagayo, qui donne son nom à l’ensemble, une demi-lune abritée sous la falaise ; et la Caleta del Congrio, plus petite et un peu plus à l’écart. Entre elles, des sentes courtes et raides : chaussures fermées pour la marche, sandales pour le sable.

L’eau est généralement calme, car les criques regardent vers le sud, à l’abri des alizés qui soufflent du nord la plus grande partie de l’année. Ce n’est pas une garantie : par houle ou vent du sud, consultez la météo marine avant de vous baigner.

Ce qu’il n’y a pas, et ce qu’il faut emporter

Les criques n’ont aucun service permanent : ni surveillance de baignade toute l’année, ni ombre, ni eau potable, ni toilettes. Prévoyez beaucoup d’eau, de quoi manger, une protection solaire et, pour la journée, un parasol. Ce que l’on apporte, on le remporte.

S’agissant d’un espace protégé, on n’y campe pas, on n’y fait pas voler de drone et on ne quitte pas la piste en voiture. On n’emporte rien non plus : ni sable, ni pierres volcaniques. Le geste paraît anodin ; multiplié par les visiteurs d’une année, il modifie le paysage.

L’heure, ce qui change vraiment tout

Papagayo a deux vies. Tôt le matin, seuls les lève-tôt sont là, la lumière arrive rasante et l’eau a ce vert transparent des photographies. Dès le milieu de matinée arrivent les voitures par la piste et les bateaux par la mer ; en juillet et en août, le stationnement devient le problème principal.

Si vous avez le choix, d’octobre à mai est la meilleure période : Lanzarote ne connaît pas de véritable hiver, l’eau reste praticable pour beaucoup de baigneurs et la piste est tout autre. En été, la règle est simple : arriver avant le soleil fort et repartir quand les autres arrivent.

Sa place dans le voyage

Papagayo demande une demi-journée sans hâte. Elle s’accorde bien avec une fin d’après-midi à Playa Blanca ou avec la côte de Yaiza, vers El Golfo et les salines de Janubio. Depuis le sud, c’est à deux pas ; depuis le nord de l’île, mieux vaut partir tôt.

Pour organiser les trajets, voyez comment se déplacer à Lanzarote ; et pour l’hébergement, les hôtels que nous retenons sur l’île. Le sel de la côte de Yaiza a sa propre histoire : les salines de Janubio.